Maurice Grevisse, sa vie, son oeuvre
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Un demi-siècle de Bon usage

Table des matières

Avant-propos de l'éditeur
C’est en forgeant qu’on devient … grammairien
Chapeau bas, voici le maître d’école…
Du banc de l’école à la chaire…
«Une petite grammaire à rides…»
Fernand Desonay: le coup de pouce…
Jules Duculot: le coup d’envoi…
André Gide: le coup de projecteur…
Les «petits Grevisse»…
… Et les grands honneurs
Le secret du Bon usage
1936-1986: les bonds du Bon usage
1986 – André Goosse: la relève
Le Bon usage douzième: dans le droit fil




Avant-propos de l’éditeur

Merci, Monsieur Grevisse!

Bonjour, Monsieur Goosse!

L’histoire des Éditions Duculot était si étroitement liée à celle du Bon usage, comment ne pas vouloir exprimer, à l’occasion de nos « noces d’or » avec celle qui, plus que jamais, reste la « première grammaire française de notre temps », notre gratitude admirative et émerveillée pour l’œuvre monumentale accomplie par Maurice Grevisse, et menée jusqu’à son plein épanouissement par André Goosse, sous les traits de cette douzième édition.

D’autres voix plus autorisées – écrivains, linguistes, critiques – diront dans les pages qui suivent les qualités scientifiques et pédagogiques permanentes de cette oeuvre, qui, au fil de ses douze éditions, n’a cessé de voir croître sa diffusion et son rayonnement.

Ce que nous pouvons attester, c’est, à côté de cette permanence qui constitue déjà un phénomène en soi dans la vie de l’édition contemporaine, et au-delà du tohu-bohu des écoles, des chapelles et des querelles, l’unanimité dont Le bon usage fait l’objet depuis le jour – c’était en 1947 – où André Gide le désignait à ses lecteur du Figaro littéraire comme la meilleure grammaire française, la bible de notre langue, une grammaire et une bible qui se lisent, ajoutait Gide, « avec amusement et ravissement ».

De Gide à Marie Cardinal, de Georges Duhamel à Bernard Clavel, de Robert Le Bidois à Jacques Cellard, la liste est pratiquement sans fin de tous les témoignages qui, à chaque nouvelle édition du Bon usage, ont salué en lui l’incomparable outil de maîtrise de la langue française.

La grammaire, quand elle se nomme Le bon usage, a perdu son air de vieille fille acariâtre; elle est devenue une conseillère accorte et souriante, inspirant l’audace créatrice plutôt que la crainte inhibitrice.

Cette révolution tranquille, Maurice Grevisse l’a poursuivie avec patience et opiniâtreté depuis 1936, année de la première édition du Bon usage. Tous les quatre ans en moyenne, une nouvelle édition, revue et augmentée, faisait le point des observations accumulées au fin l’un travail ascétique, constamment animé par la passion exclusive de la langue française, tout à la fois source et véhicule de notre culture même.

Maurice Grevisse s’est éteint en juillet 1980, peu après la sortie de presse de la onzième édition, à laquelle il avait travaillé jusqu’à la limite de ses forces.

André Goosse, son gendre et premier collaborateur, a pris le relais. Avec la même compétence, la même vigilance, le même enthousiasme.

Les éditeurs et imprimeurs

J. DUCULOT.

P.S. Alors que nous nous préparions à présenter la nouvelle édition du Bon usage, un incendie a anéanti en quelques heures tous nos ateliers et tous nos ouvrages et, parmi ceux-ci, la plus grande partie des nouveaux exemplaires de la grammaire de Grevisse.

C’est pourquoi nous sommes très heureux et particulièrement émus de pouvoir aujourd’hui, cinquante ans après la première édition et trois mois à peine après l’incendie, vous présenter cette douzième édition du Bon usage, qui, non seulement renouvelée et refondue par André Gosse mais encore sauvée des flammes puis réimprimée, s’apprête, nous n’en doutons pas, à refaire une nouvelle fois le tour du monde, pour le plus grand rayonnement de la langue française.

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Table des matières

Avant-propos de l'éditeur
C’est en forgeant qu’on devient … grammairien
Chapeau bas, voici le maître d’école…
Du banc de l’école à la chaire…
«Une petite grammaire à rides…»
Fernand Desonay: le coup de pouce…
Jules Duculot: le coup d’envoi…
André Gide: le coup de projecteur…
Les «petits Grevisse»…
… Et les grands honneurs
Le secret du Bon usage
1936-1986: les bonds du Bon usage
1986 – André Goosse: la relève
Le Bon usage douzième: dans le droit fil