Jean-Paul RIOPELLE, L'hommage à Rosa Luxemburg, 1992 (détail)[ * ]




Æ Perspectives esthétiques

Questionner les approches esthétiques à travers leur histoire et leurs fluctuations, interroger leurs fondements, réfléchir sur des problématiques qui les animent, débattre de leur diversité non pas dans un but uniquement spéculatif mais plutôt les entrecroiser avec des œuvres autant du passé que de notre époque contemporaine, voilà quelques avenues où s’engager dans le carrefour interdisciplinaire que forme la revue Æ. Dans cet espace ouvert et pluriel, l’esthétique cherchera à penser, réfléchir, critiquer ou interpréter l’art qui accompagne nos civilisations depuis l’aube de l’humanité. Autant les esthétiques de la réception que la poïétique, la phénoménologie, l’herméneutique ou encore la philosophie analytique de l’art, par exemple, constitueront des lieux d’ancrage, des voies de développement pour aborder des concepts, des démarches et des expériences esthétiques à la lumière de l’histoire et du cheminement artistique. N’oublions pas que le terme esthétique est dérivé du grec aisthesis par Baumgarten (1735). Ainsi liée à la connaissance sensible, l’esthétique oscille entre le cœur et la raison, la sensibilité et la rationalité, exposant d’emblée ses paradoxes fondamentaux. C’est donc dans cette perspective que vous êtes invités à collaborer à la revue en soumettant vos textes. Au plaisir de vous lire.

La rédaction

 


Æ ÆSTHETIC PERSPECTIVES 

AE invites a broad, interdisciplinary range of contributions: it encourages authors to engage with aesthetic philosophies, to probe their presuppositions, to reflect on their defining questions, to grasp them through their historical unfolding and fluctuation over time, and to discuss their diversity beyond purely speculative ends, indeed, to link aesthetic theories to works of the past and of the present day. In this open and pluralistic space, aesthetics represents the attempt to conceptualize, reflect, criticise or interpret art that has featured in civilization since the dawn of humanity. It also entails an appraisal of our rational and perceptual relation to form. As its etymological origins make clear, the term aesthetics (coined by Baumgarten in 1735) derives from the Greek word aesthesis (sensation) and is thus linked to sensuous knowledge. Oscillating between reason and the heart, between the sensible and the rational, aesthetics is inherently wrought of paradoxes. Methods for discussing these tensions, and approaches to analyzing aesthetic concepts and experiences, in the light of the history and the evolution of art, include reception aesthetics, poietics, phenomenology, hermeneutics, and analytical philosophy of art, among others. Contributions in this vein are most welcome.

The Editors

 


 
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